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Le texte de la chanson Voilà, tu es là est protégé par un droit d'auteur lequel appartient à André Fafard et ne peut être reproduit, copié ou utilisé de quelque façon que ce soit en tout ou en partie.

PROLOGUE À LA VIE

(Paroles et musique : ©André Fafard - 1988)

 


J’étais bien triste, j’étais bien seul, dans un métier qui me faisait la gueule
Condamné à vivre l’automne, à longueur de saison
C’était l’ennui c’était le cul-de-sac, de rue déserte en rue déserte
Sans savoir ce qui m’attendait, à l’âge qu’on vieillit

C’est de la rengaine, c’est du mélo, la p’tite semaine qui tourne à l’eau
Qui ne vit plus dans de beaux draps, qui ne vit plus sans faire de pas
La nuit se drape de lumière, encore faut-il un corridor
Une route bien qu’imaginaire qui nous dira qu’on n’a pas tort



À chaque fois qu’on prend de l’âge
C’est plus fort et c’est plus urgent
Que tout ce qu’on a vécu avant
Avant, c’est du passé qui n’a plus d’avenir

 


Pour changer de cap, pour changer d’air, il m’a fallu plusieurs années
Et danser avec l’inutile, de pas épars en décadence
Pour voir un peu ce qu’il y a de mieux, pour faire un pas sur ce qui ne va pas
Y’en avait trop de cette misère, y’en avait trop de cette galère

Pour continuer à vivre ainsi une carrière en dents de « si »
Il faut aimer le difficile, il faut aimer à en souffrir
C’est bien fini toute la bohème, l’avent, le jeûne et le carême
Années d’espoir sans réussite, années d’espoir en désespoir

Debout enfin avant de mourir, debout enfin avant de gémir
Simple soldat de l’univers, au garde-à-vous de ce mystère
Comment peut-on garder la clé sans demander au serrurier
S’il a pensé à une issue, s’il veut agir à notre insu

L’avenir est un jeu d’adresse, et que l’on change ou non d’adresse
Le problème reste le même, comment vieillir sans dépérir
On dit souvent : plus on vieillit, c’est l’envers de la vraie jeunesse
La larme à l’œil, amours qui naissent, c’est aujourd’hui la vie